"ORIGINES, un voyage de 4,5 milliards d’années"

 

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Quatre fois lauréat du prestigieux World Press Photo, Olivier Grunewald collabore depuis 30 ans avec des magazines, tels que, National Geographic, Stern, GEO, El Pais, Le Figaro Magazine, View, l’Illustré, Terre Sauvage …

Après avoir démarré comme photographe d’alpinisme et d’escalade, il revient à ses premières amours, la nature, les grands espaces. Il découvre les volcans actifs il y a plus de 20 ans et photographier les éruptions devient pour lui une véritable addiction. Sa quête de lumières et de moments forts l’a amené dans de nombreux sites naturels de part le monde. Pour lui, photographier est autant un but qu’un prétexte pour s’immerger au cœur des forces de la Terre. C’est aussi un mode de vie qu’il partage en famille avec sa compagne Bernadette Gilbertas, journaliste, et leur fille qui les accompagne depuis maintenant 20 ans.

Avec Bernadette, ils sont auteurs de nombreux livres sur l’Islande, l’Ouest américain, l’Australie, les volcans, et d’ORIGINES, réalisé aux Éditions Paulsen. Olivier a également réalisé plusieurs films, « Kawah Ijen le mystère des flammes bleues » (avec Régis Etienne), « Nyiragongo voyages au centre de la Terre » et « Dallol aux frontières de la vie » récit de la première mission scientifique en biologie de l'environnements extrême, au cœur du rift africain, dans un endroit qui lui tient particulièrement à cœur.

Il s’investit depuis plus de 10 ans pour sensibiliser à la valeur de ce site unique au nord de l’Éthiopie, espérant amener les autorités éthiopienne à protéger ce lieu hors du commun, véritable laboratoire pour la science et témoin de la Terre primitive d’il y a 3,5 milliards d’années.

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'exposition Origines met à l’honneur la beauté de la Terre, son énergie et l’extrême richesse de la biodiversité. Un voyage fascinant à travers la nature sauvage.

Les photographies présentées dans le cadre de l’exposition Origines sont le fruit de plus de trente années de voyages à travers les mondes sauvages.

Florilège du travail d’Olivier Grunewald, elles racontent la formation de la Terre, il y a quatre milliards d’années et l’apparition de la vie, depuis le chaos originel jusqu’à l’émergence et l’explosion de la vie sous toutes ses formes. Éclairs, aurores boréales, myriades d’étoiles, torrents incandescents, fontaines de lave,…

Autant de phénomènes qui témoignent de la formidable énergie qui continue d’animer notre planète. Jeune et encore chaude, la terre s’est progressivement refroidie. D’inexorables mouvements provoqués par la chaleur interne ont ouvert des océans et plissé sa surface. Les montagnes, canyons et vallées expriment cette dynamique ainsi que le pouvoir de l’érosion, de l’eau, du vent, du froid ou de la chaleur.

Galerie

Générosité, fragilité

Privilège de la Terre, la vie y est apparue il y a 3,9 milliards d’années. Elle est restée à l’état microscopique pendant trois milliards d’années, avant que la végétation, à partir d’une simple algue, ne conquiert le monde minéral. Peu de temps après, les premiers animaux, des arthropodes sortiront de l’océan. Crustacés, insectes, batraciens, oiseaux et mammifères de plus en plus évolués ont depuis investi tous les milieux naturels. Les paysages qui dessinent aujourd’hui notre Terre, l’ingéniosité du végétal et la multitude de créatures qui la peuplent font oublier le temps nécessaire pour forger une planète généreuse, prête à accueillir l’Homme. En puisant sans relâche dans les ressources naturelles, ce dernier a, en quelques siècles, brutalement accéléré la destruction des milieux naturels. Nous voici donc aujourd’hui face à un bien triste paradoxe : jamais la nature n’a été si bien entendue et jamais elle n’a été aussi menacée. L’exposition Origines célèbre sa biodiversité, mais aussi sa fragilité et de fait, celle de l’Homme. Déchainée ou apaisée, puissante et poétique, la Nature est une source intarissable d’inspiration. « Je continue à croire que l’art, les émotions que suscite le spectacle du monde sauvage et les écrits, restent les meilleurs vecteurs de sensibilisation, soulignent l’auteur de l’exposition. Puisse ce voyage à travers le temps, l’espace et la diversité, inviter à une relation renouvelée avec la Terre, berceau de nos origines. »

Du chaos originel au règne du vivant

Chaos

Il y a 4,5 milliards d’année, des planètes constituées de particules hautement énergétiques se forment au cœur du système solaire. La Terre est l’une d’entre elles. Petite, située à parfaite distance du Soleil, elle se couvre d’un océan magmatique. Le désordre règne alors. Les éruptions volcaniques se déchaînent. Les roches en fusion s’écoulent en torrents de lave. L’atmosphère se forme. Les aurores boréales dansent dans la nuit polaire. C’est pourtant de ce chaos que jailliront les premières étincelles de vie…

Terre

La Terre finit par se refroidir et s’assagit. Uniquement minérale, elle reste une formidable boule d’énergie, une petite planète dynamisée par des mouvements internes. Rabotée par le temps, l’histoire de la terre n’est pas celle d’un long fleuve tranquille. Fracturée, ridée, hérissée de montagnes, entaillée de canyons et de vallées, la surface terrestre est soumise au burin des éléments. Sous le retrait des glaces, sous le polissoir des vents, l’action de la chaleur ou le gel, l’érosion peaufine progressivement les paysages. Un jour, d’une source chaude, d’un geyser, d’une vasque acide, émergeront les toutes premières cellules de vie. C’était il y a 3, 9 milliards d’années.

Eden

Il y a 480 millions d’années, le végétal entame sa conquête de la Terre. D’abord sous la forme d’une première algue, puis d’une mousse, il commence une odyssée immobile et silencieuse. Les fougères sont les premières à prendre de la hauteur. Progressivement, la végétation devient opulente, tropicale. Les plantes se diversifient, portent des fleurs et disséminent leurs graines. La symbiose et la solidarité leur permettent d’affronter les conditions les plus extrêmes. Ingénieuses, elles survivent aux crises successives qui malmènent la planète.

Créatures

À peine sortis de l’océan, les premiers animaux terrestres vont apprendre à s’affranchir de l’eau. Armés de carapaces, d’écailles, de nageoires, puis de pattes, de poils, de plumes et d’ailes ils partent à la conquête du monde. Des espèces disparaissent au gré des phénomènes les plus violents : épisodes volcaniques de très grande ampleur, chutes de météorites ou changements climatiques. D’autres espèces survivent et s’adaptent à de nouveaux écosystèmes. Elles se transforment progressivement selon les grands principes de l’évolution des espèces érigés par Darwin.

Les Photographes Invités

Rudy BOYER

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Olivier GRUNEWALD

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Sylvie LEZIER

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William LAMBELET

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Jean-Claude GAUTRAND

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40ème Quinzaine Photographique de Cholet
du 5 au 20 octobre 2019

Salle des expositions de l'Hôtel de Ville de Cholet
et Hall d'entrée du Musée des Arts et d'Histoire
du dimanche au vendredi 14h00-18h00 - Le samedi 10h00-12h00 et 14h00-18h00
- Entrée libre -